Collectif contre la spéculation sur les matières premières
Contre-sommet
du 9 avril 2016

Dès 10 heures, Pôle-sud au Flon à Lausanne

1. Plénière du matin : 10h
Daniel Schweitzer : extraits de films et commentaires sur son expérience
Bernard Bertossa sur la législation actuelle en matière de corruption
Frank Kodbaye : journaliste tchadien, travail sur le pétrole au Tchad

Repas convivial avec des produits locaux de l'Association des Paysannes Vaudoises

2. Ateliers : 14h
Michaël Rodriguez et Karmen Wayunkerra Ramirez: accaparement des terres et migration
Laurent Matile et Frank Kodbaye : extractivisme et migration
Focus Brésil : Léon Volet et Raphaël Mahaim

Manifestation
du 9 avril 2016

Dès 16h30, Place St-François, Lausanne

Après le Forum, portons nos revendications dans la rue! Manifestation pacifique contre le sommet mondial des matières premières avec parcours en musique dans le centre-ville.

Parcours de la manifestation : Saint-Francois - Grand-Pont  - Bel-Air - Saint-Laurent - Palud - Saint-Francois - Montbenon

 

Pour les migrants, des barrières ?
Pour les traders, pas de frontières ?

Extractivisme, évasion fiscale et migrations. A l'occasion du Sommet mondial des matières premières (Financial Times Commodities Global Summit), réunissant sociétés de négoce, banques et investisseurs, nous vous invitons à un contre-sommet, afin de discuter et analyser les points sur lesquels ces trois thématiques se font écho.

Si ce sommet mondial se tient au Beau-Rivage Palace à Lausanne pour la cinquième fois consécutive, c'est que la Suisse continue d'affirmer son rôle de refuge fiscal pour toute une série d'acteurs de ce commerce mondial. Environ un quart des transactions mondiales sur les matières premières passent par la Confédération et 35% du pétrole, 35% des céréales et 50% du café sont négociés dans le seul arc lémanique.

Ainsi, la Suisse est un rouage clef du commerce des matières premières basé sur le modèle extractiviste prédateur que nous dénonçons. Par extractivisme, il faut comprendre une forme d'exploitation industrielle des ressources naturelles (renouvelables ou non) impliquant une forte intensité d'extraction et l'exportation de la majorité de la matières peu ou pas transformée dans son pays d'origine. Ce terme inclus aussi toute la série de méga-projets (barrages, centrales électriques, voies de transport) nécessaires au fonctionnement des sites exploités. De la mine ou de l'exploitation agro-industrielle jusqu'à l'exportation, des paysan-ne-s, des communautés indigènes, des travailleur-euse-s, subissent l'unique logique prévalant dans le domaine: celle de la rentabilité et des profits immédiats.

Là où la nature est spoliée, des êtres humains sont forcés de quitter leurs terres. La majorité d'entre eux/elles reste à proximité des régions sinistrées et ne parvient pas jusqu'en Europe. Celles et ceux qui peuvent s'y rendre se heurtent aux conséquences macabres de la politique de fermeture des frontières extérieures de l'Union. Par sa pratique de renvois “automatiques“ vers les pays d'entrée selon les Accords de Dublin, ainsi que par son engagement dans les opérations de l'agence Frontex, la Suisse est partie prenante de cette politique criminelle de refoulements.

Ensemble, prenons le contre-pied des politiques commerciales et fiscales complices du pillage systématique des richesses des ressources naturelles. En réponse à la politique d'asile de la Confédération et du canton de Vaud, nous demandons l'arrêt des “renvois Dublin“, le traitement digne des réfugié-e-s et la fin de l'exclusion. Au terme de cette journée d'échanges et de réflexion sur des alternatives, nous porterons nos revendications dans la rue lors d'une grande manifestation à Lausanne, ville-refuge de traders.