NON au sommet des pilleurs et pollueurs À LAUSANNE !

Le Global commodities Summit est reporté aux 28—30 septembre 2020 à cause de l’épidémie de Covid-19. Nous reportons donc également le rassemblement et le forum! Les lieux, dates et programme restent évidemment à confirmer. Ci-dessous nous laissons le programme prévu initialement, pour information. Portez-vous bien.

FORUM
samedi
3 octobre
2020
10 h 30  — 18 h 
Pôle sud
LAUSANNE

Rassem­blement
Mardi
29 septembre
2020
17 h 30
PL. du port
OUCHY LAUSANNE

La Suisse occupe une place centrale dans l’agrobusiness mondial et le financement de la destruction du climat

Pour la neuvième année consécutive, les négociant·e·s en matières premières et banquiers·ères se réunissent au Beau-Rivage Palace à Lausanne pour leur habituel sommet de la spéculation, du pillage et de la honte. Depuis 2012, ils et elles y organisent le pillage du monde au mépris de la santé des populations, des droits humains et des limites environnementales.

Notre pays n’a pas d’accès à la mer, mais il accueille le numéro deux du fret cargo (MSC). Il n’a pas de mine d’or, mais plus de la moitié de l’or mondial y passe physiquement pour y être raffiné. Il n’a pas d’industrie minière, mais Vale (l’un des plus grand groupe minier) y a installé son siège. Il n’est pas autonome dans son alimentation, mais peut être fier de compter Syngenta, un des trois plus grands vendeurs de semences transgéniques et de pesticides à travers le monde. Si ce sommet de la honte se tient au Beau-Rivage ce n’est pas pour le paysage ou la douceur du climat mais parce que la Suisse et la principale place de négoce de matières premières, notamment grâce aux refuges fiscaux qu’offrent l’arc lémanique, Zoug et le Tessin. Rien qu’à Genève se trouvent les cinq plus grands traders de pétrole et les quatre plus grands négociants du commerce des matières premières agricoles au monde.

Cette année, nous allons examinerles liens entre dégradation de l’environnement et agrobusiness. Le GIEC a démontré que l’agriculture est responsable de 23 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Si la prise de conscience de l’impact de l’agriculture sur le climat et la biodiversité se développe ; si le choix de consommer local et de devenir végane par souci écologique se répand, l’agriculture continue de s’organiser comme un marché mondial destructeur. Le gouvernement veut insérer toujours plus l’agriculture suisse dans le marché mondial et signe des traités de libre-échange à tout va, comme celui avec le Mercosur qui le sera définitivement en ce début d’année. Lutter pour une agriculture écologique et locale, c’est aussi lutter contre les multinationales du secteur et leur course au profit, aux dépens des populations et de la planète.

Demandons comme Public Eye la mise en place en Suisse d’une autorité de surveillance des marchés des matières premières et mobilisons-nous autour de l’initiative « Pour des Multinationales responsables ». Soutenons le référendum contre les accords de libre-échange avec l’Indonésie et le Mercosur, ainsi que les initiatives sur les pesticides.

Rassemblement convivial, musical, revendicateur et pacifique À l’occasion du SOMMET MONDIAL DES MATIÈRES PREMIèRES

Programme du Forum

10 H 30 Agrobusiness contre climat  
Isolda Agazzi
Alliance Sud
Nous parlera des enjeux de l’accord de libre-échange que la Suisse va signer avec le Mercosur (Argentine-Brésil-Paraguay-Uruguay) pour l’agriculture suisse et l’économie des pays du Sud.
Vanessa Renfer
Paysanne, secrétaire d’Uniterre
Parlera des aspects de responsabilité sociale, économique et environnementale de l’agriculture occidentale vis à vis des pays du Sud.
Octavio Sanchez Escoto
ANAFAE, Honduras
Présentera la manière dont les multinationales font pression sur des États pour imposer des législations restrictives sur les semences et expliquera comment la société civile s’organise et résiste.
Mathias Schlegel
Greenpeace
Parlera du rapport « Moins mais mieux » de Greenpeace, qui analyse les impacts du marché mondial de la viande sur le climat et notre santé.
13 H REPAS À PRIX LIBRE  
14 H ATELIERS  
Pourquoi nous ne parvenons pas à interdire les produits toxiques dangereux ?
Emma Lunghi
Étudiante en master de science politique et membre de la rédaction de Pages de Gauche
Analyse de la régulation internationale de polluants organiques persistants : l’implication des lobbies de la pétrochimie, des combustibles fossiles et de la chimie dans les négociations internationales des perfluoro chlorés.
Quel rapport entre élevage et souveraineté alimentaire ?
Joseph Jaccaz
Membre de Pour l’égalité animale (PEA)
L’élevage et l’agriculture sont en concurrence pour l’occupation du sol. L’impact de la production de viande sur les changements climatiques et la prise en compte des intérêts des animaux nous amènent à considérer un monde sans élevage.
Aide au développement et privatisation de l’eau
Franklin Frederik
Écrivain brésilien, militant politique et membre du comité de l’association Alba Suiza
Les grandes multinationales sont le vrai pouvoir de nos jours. Elles sont aussi les nouvelles puissances coloniales et s’emparent des démocraties pour continuer à exploiter les ressources des pays pauvres, comme le démontrent les liens entre Nestlé et la Direction du développement et la coopération suisse (DDC).
Semences en péril
Octavio Sanchez Escoto
Agronome hondurien et directeur de l’ANAFAE, réseau de promotion de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire
Comment des multinationales font pression sur des États pour imposer des législations restrictives sur les semences ? Comment la société civile s’organise et résiste ? L’exemple du Honduras, de l’ANAFAE et de la plainte déposée contre la « loi Monsanto » (ou loi sur la protection des obtentions végétales).
15 H 30 Le financement du désastre climatique  
Jérémie Désir
Ex-analyste financier pour la banque HSBC
Auteur d’un rapport de 50 pages qui démontre l’inefficacité des mesures de la banque contre le réchauffement climatique, il évoquera les limites et contradictions de la finance verte et du greenwashing.
Sandro Leuenberger
Responsable de la campagne « Réorienter les flux financiers » pour l’Alliance Climatique
Parlera du rôle des caisses de pensions et de leur impact sur le climat. Il traitera de la nécessité d’une politique de désinvestissement en tant que principal levier pour la protection du climat dont dispose la Suisse.
Mathilde Marendaz
Militante de la Grève du Climat, coordinatrice romande des Jeun·e·s Vert·e·s Suisse
Face au renouveau des mobilisation ou des actions écologistes en Suisse, cette militante de la première heure dans la Grève du Climat viendra nous exposer les revendications du mouvement face au rôle de la Suisse dans la dégradation environnementale.
17 H 30 APÉRITIF EN COMMUN AVEC LES NUITS BORÉALES  

20 H 30

Nuits boréales

 

Concert
de Djely Moussa CondÉ

Djeli Moussa Condé est un chanteur d’origine guinéenne, également joueur de kora et de guitare. Il a collaboré avec de nombreux artistes tels que Manu Dibango, Salif Keïta, Mory Kanté, Richard Bona, Alpha Blondy, Cesária Évora, Hank Jones, Cheick Tidiane Seck, Janice DeRosa et a sorti son premier album solo en mars 2012. Couramment appelé Djeli, il est également surnommé le Griot de Ménilmontant. Condé est issu d’une famille de griots et apprend très jeune l’art du chant et de la kora.

Forum 2019
Rassemblement 2019